Atelier 2 – Mer nourricière

L’océan subvient également aux besoins alimentaires des espèces vivantes. En 2016, la production totale du secteur de la pêche et de l’aquaculture a atteint un niveau record de 171 millions de tonnes – 88 % de la production était destinée à la consommation humaine directe – grâce au niveau relativement stable de la production de la pêche de capture, à la réduction du gaspillage et à l’essor continu de l’aquaculture. Ce niveau de production exceptionnel s’est traduit par un niveau de consommation par habitant record (20,3 kg en 2016)[1]. Le poisson fournit à environ 3,2 milliards de personnes près de 20% de leur apport moyen en protéines animales. Les récifs coralliens abritent dans le monde plus de quatre mille espèces de poissons dont dépend la population mondiale. Toutefois, plusieurs facteurs menacent cette source alimentaire. La surpêche et la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (INN) épuisent les ressources et ne leur laissent pas le temps de se renouveler. La pollution participe aussi de la réduction des ressources halieutiques et de leur transformation. Mer nourricière, comment faire pour la préserver ?

[1] D’après le rapport de 2018 de la FAO sur la « Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture »

 

~ Nos intervenants ~

 

Modératrice: Mouna BENSLIMANE, Professeure en sciences de l’information

 

Sécurité alimentaire mondiale

Par Mohammed BOUAAM, chargé du pôle eau à la Représentation de la FAO

 

 

Impact du commerce international des produits de la pêche sur la sécurité alimentaire – cas de l’Afrique du Nord

Par Pr. Mohamed NAJI, Enseignant chercheur au département d’halieutique et d’aquaculture à l’IAV Hassan II

Mr. Mohamed NAJI a bénéficié d’une double formation en Ingénierie halieutique et en Economie et politique maritime.Il a cumulé de plus de 27 ans d’expérience dans l’enseignement, la recherche et de développement dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture.

De par sa fonction d’enseignant chercheur au département d’halieutique et d’aquaculture à l’IAV Hassan II, M. Naji a dirigé des dizaines de travaux de recherche et de développement sur le secteur de la pêche au Maroc et dans la région arabe et africaine.

Naji est Consultant international auprès de plusieurs organismes, notamment le programme des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) sur les questions de l’économie bleue, du commerce international et de la certification écologique des pêcheries.

 

 

Pour une aquaculture durable et diversifiée

Par Rachid Kandy, Cultimer
1-Définition de l’aquaculture et son évolution dans le monde
2-Les filières aquacoles
3-L’aquaculture: pour ou contre ?
4-Aquaculture multi trophique intégrée : une nouvelle approche écologique de l’aquaculture
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Rachid KANDY, chef de projet et d’exploitation en aquaculture, premier éleveur d’huîtres à Boutelha (Dakhla),
Également premier éleveur de moules et de palourdes au Maroc. A développé la marque « huître kandy », sur ses propres points de ventes (Marrakech, Casablanca, Rabat, Tanger) qui est une huître de très haute qualité, exportée jusqu’en Asie. Rachid Kandy a aussi une autre casquette, celle d’un consultant en aquaculture pour les personnes désireuses de réaliser un projet aquacole, suite à la création de son bureau d’études « Sparus Consulting ».

 

 

Les qualités nutritionnelles et bénéfices santé des produits de la Mer marocains

Pr. Abdellatif BOUR, Société Marocaine de Nutrition

Parmi les pays de l’Afrique du Nord, le Maroc et l’Egypte, produisent plus de 80% du total de la pêche. Ces deux pays sont les plus grands producteurs africains de ressources halieutiques. Au Maroc, une analyse de ce secteur montre que, avec ses 3 500 km de côte sur les deux façades atlantique et méditerranéenne, il est doté d’importantes  ressources halieutiques, et est le premier pays producteur en matière de pêche dans la région de l’Afrique du Nord, avec 54% du total pêché. Les pêches dans les eaux marines constituent plus de 99% des captures totales. De ces produits de la pêche dans les pays de la Méditerranée sud, 80% sont consommés localement, mais la moyenne de la consommation (8.4 kg/hab./an) y reste nettement inférieure à la moyenne mondiale (13.4 kg/hab./an).  Toutefois, cette consommation par les marocains avoisine cette moyenne mondiale.

Cette présentation visera à exposer les aspects nutritionnels des produits de la Mer en fonction des différents types de poissons préférés par la population Marocaine et par les modes de cuissons spécifiques. Des données sur la composition et les valeurs nutritionnelles de ces produis  sont évoquées, avec en plus, le rôle des macronutriments et micronutriments, dont chaque espèce de poisson la plus consommée est riche, dans la prévention des pathologies du émergeantes (Diabète, maladies cardiovasculaires (infarctus), hypertension artérielle, certains cancers etc.). De même sont évoqués les plats de poissons typiques  les plus cuisinés et les plus consommés au Royaume.

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Professeur de l’Enseignement Supérieur. Doctorat d'Etat Es-Sciences en Nutrition Humaine et Epidémiologie. Doctorat 3ème cycle, Reproduction et Développement (Embryologie ). Président de la Société Marocaine de Nutrition (SMN). Responsable de l’Equipe de recherche Transition Alimentaire et Nutritionnelle (ETAN),  Laboratoire des Essais Biologiques (LEB), Département des Sciences de la Vie,  Faculté des Sciences, Université Ibn Tofaïl, Kénitra, Maroc.

Actuellement Pr. Bour est le Président de la Société Marocaine de Nutrition (SMN) et Enseignant-chercheur, Responsable de l’Equipe de recherche Transition Alimentaire et Nutritionnelle (ETAN),  Laboratoire des Essais Biologiques (LEB), Université Ibn Tofaïl, Kénitra, Maroc.

 

 

Gastronomie et produits de la Mer (Titre TBC)

Taki KABBAJ, Chef cuisinier du Rouget de l’Isle