Atelier 4 – L’Océan, avenir de l’Homme

Les océans contiennent environ 1,35 milliard de kilomètres cubes d'eau, soit près de 97 % des ressources en eau de notre Terre. Cette eau contient environ 3,5 % de sel ainsi que des traces de l'ensemble des éléments chimiques que compte notre planète. Milieu vivant, il joue un rôle primordial dans la conservation de la vie dans sa plus vaste acception à travers sa capacité à réguler le climat et son rôle de pompe à carbone et de producteur d’oxygène. Les ressources biologiques marines sont autant de richesses pour la recherche et la pharmacologie. L’océan constitue aussi un réservoir d’énergies nouvelles et représente un vecteur d’innovation en constante évolution. L’océan est vaste, il est une richesse dont seule une partie infime a encore été explorée. L’océan est l’avenir de l’Homme, c’est pourquoi il est essentiel de le préserver.

~ Nos intervenants ~ 

Les Systèmes d’Observation de l’Océan : Un "océan" d’opportunités et un vecteur de l’innovation

Par Maria SNOUSSI, Professeur à l'Université Mohammed V de Rabat et  Présidente du Conseil scientifique de l'Institut français de Recherche pour le Développement (IRD)

L’océan joue un rôle majeur dans la régulation du climat et procure une variété de bénéfices socio-économiques, culturels et environnementaux pour le bien-être de l’Homme. Mais il est de plus en plus affecté par les changements globaux y compris climatiques. Une meilleure compréhension du climat et des écosystèmes océaniques, ainsi que des impacts et des vulnérabilités humaines, nécessite un système global d'observation de l'océan, coordonné, continu et à long terme. Ce système permet d’apporter une contribution essentielle à la compréhension du rôle des mers et océans dans les équilibres planétaires et l'avenir de l'Homme.

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Maria Snoussi est professeur à l'Université Mohammed V de Rabat et depuis 2 ans Présidente du Conseil Scientifique de l’Institut Français de Recherche pour le Développement (IRD). Elle est actuellement membre du Comité directeur des experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux  (MedECC); Membre du Group of Senior Experts Officials (GSO) de l’Union européenne sur l’Initiative de l’Économie Bleue en Méditerranée (BlueMed). Elle a été aussi membre du Comité scientifique directeur du Système Global d'observation des océans (GOOS) de la COI/UNESCO. Prof Snoussi travaille principalement sur la Gestion Intégrée des zones côtières. Elle a entre autres contribué à l’élaboration par le PAM/PNUE du “Cadre Régional pour l’Adaptation au Changement Climatique en Méditerranée” et au Cadre Régional GIZC en Méditerranée”.
 

 

Impact des changements climatiques sur les ressources halieutiques, la récurrence des événements extrêmes et la circulation océanique au Maroc ; potentiel pour les énergies marines renouvelables

Par Aissa BENAZZOUZ, Enseignant chercheur à l'ISEM depuis juin 2016 chargé des sciences de l'Océan et de l'Atmosphère

Les impacts du changement climatique sont extrêmement divers et se manifestent à travers des risques potentiellement relevés au niveau des processus hydrodynamiques marins, lesquels subissent des contraintes importantes induites par les changements environnementaux climatiques se répercutant en particuliers au niveau de la bande côtière (réchauffement de la surface de l’eau, accélération du vent, élévation du niveau de la Mer…).

Des changements abrupts deviennent de plus en plus récurrents et vont accélérer les effets des activités anthropiques et des aménagements côtiers. Une preuve en est la houle extrême enregistrée sur la bande côtière nationale le 6 Janvier 2014. Ces évolutions, liées aux changements climatiques impacteront autant les secteurs socio-économiques que les systèmes naturels.

La connaissance des processus hydrodynamiques et de leurs évolutions probables constitue une partie fondamentale des informations nécessaires pour répondre aux besoins croissants des politiques maritimes et littorales, et des différents usagers de la mer (protection de l’environnement, sauvetage en mer, gestion des ressources halieutiques, aménagement du territoire, sécurité de la navigation, énergies marines renouvelables, etc.). Pour tenter de se préparer au futur climatique en marche, notre proposerons une analyse d'un cas d'étude centré sur la région marocaine. Cette région est caractérisée par:

  • Un risque majeur lié au changement climatique notamment au niveau de la bande côtière,
  • Des potentialités importantes en énergie marine renouvelable qu’il faudra estimer et exploiter.

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Docteur en Océanographie Spatiale, Système d'Information Géographique Portuaire et Maritime et Télédétection Spatiale et Ingénieur d'Etat en Sciences Océanologiques et Halieutiques.

Actuellement enseignant chercheur à l'ISEM depuis juin 2016 chargé des sciences de l'Océan et de l'Atmosphère. Ancien chercheur en Télédétection Spatiale à l'INRH au Département d'Océanographie Physique. Pr. Benazzouz a une trentaine de publications internationales dans le domaine océanographique.

 

 

Dessalement d’eau de mer : une solution durable pour l’approvisionnement en eau potable

Par Mounia SASSI, Chef de service Nouvelles Technologies de Traitement à la Direction Technique et Ingénierie, ONEE

Face à la demande croissante en eau potable et la raréfaction des ressources hydriques conventionnelles dans plusieurs régions du Maroc, le recours au dessalement d’eau se présente comme une solution éprouvée, compétitive et durable pour la mobilisation des ressources en eau supplémentaires au Maroc.
L’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable, en tant que producteur national de référence, dispose d’une large expérience dans le domaine de dessalement d’eau, utile pour le développement des futurs projets de dessalement au niveau national.
L’objet de cette intervention est le partage de l’expérience de l’Office en matière de dessalement d’eau comme solution durable pour l’approvisionnement en eau.

 

 

Le Plan National du Littoral, un outil au service d'une gestion durable des zones côtières

Par Mohamed MAKTIT, Directeur PI Observatoire Études Planification, SEDD MEMEE

MAKTIT Mohammed, titulaire d’un diplôme supérieur en chimie organique en 1994, recruté par le Ministère de l’Environnement en 1995. Depuis lors, il a assumé plusieurs responsabilités en l’occurrence : de 2000 à 2010, Chef de Service de la Prospective ; de 2010 à 2015 : Chef de la Division de la Planification et de la Prospective ; de 2015 à 2018 : Chef de la Division des Etudes et de la Planification ; de Septembre 2018 à ce jour, Directeur par Intérim de l’Observation, des Etudes et de la Planification.

 

 

Vulnérabilité des zones côtières marocaines face au risque de submersion marine et d’érosion

Par Khalid MEHDI, Enseignant Chercheur à La faculté des Sciences El Jadida, Université Chouiab Doukkali et Directeur du laboratoire Géosciences Marines et Sciences du Sol URAC 45

Le littoral marocain, caractérisé par ses deux façades maritimes (Méditerranéenne et Atlantique) a tendance à devenir un espace sur occupé et sur utilisé par une urbanisation en accroissement, des activités industrielles, portuaires, halieutiques et de loisirs de plus en plus importantes. Cette étude permet de montrer l’exposition territoriale du littoral marocain face au risque des submersions marines qui sont « des inondations épisodiques de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques (forte dépression et vent de mer) et marégraphiques sévères » et d’érosion côtière.

Parmi les objectifs de cette étude, c’est de mettre l’accent sur  la submersion marine et l’érosion côtière comme un facteur de risque sur les environnements côtiers marocains à travers des mesures in situ, la cartographie et la modélisation.